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Séjour à Chabottes 7-10 Mai 2026: J3: Le tour du Cuchon (650m D+; 13,1km)

  • 22 mai
  • 3 min de lecture


Le billet de Jocelyne: Comment une innocente “rando moyenne” s’est transformée en épisode inédit de Koh-Lanta : spécial retraités survitaminés. (et actifs)

Départ confiant depuis Chabottes.Le programme officiel annonçait tranquillement :

« Tour du Cuchon, sentier agréable, pente douce, magnifiques panoramas… »

 « Boucle permettant de rejoindre le magnifique panorama du sommet du Cuchon avant de redescendre vers Ancelle et, tout en contraste, la plaine de La Chaup, cuvette lumineuse et étrangement plate au milieu des monts escarpés ».

 

Mensonge par omission.

Au début, tout va bien : petite route forestière, ambiance bucolique, la Rouanne qui murmure doucement, les crapauds qui copulent paisiblement dans leur zone protégée… la vie est belle.

 

Le mot “douce” a manifestement été écrit par quelqu’un circulant exclusivement en hélicoptère.

Puis soudain.

Après avoir gravi un chemin en lacets dont la pente semblait avoir été dessinée par un cardiologue sadique, une montagne surgit devant nous. Abrupte. Verticale. Hostile.Le passage ? Tu le cherches encore. Le sentier cherche aussi le sentier ! (Si, si.. !)

Hervé, Loïc et François, dans un calme suspect, lâchent alors LA phrase :

« Il y a juste quelques passages aériens… »

Quelques passages aériens ???

Pardon mais ça ressemblait surtout à une VIA FERRATA SANS CÂBLE.Une sorte de randonnée où le concept principal consiste à ne pas regarder en bas.

Mention spéciale à Patricia et Karine qui ont survécu à l’expédition sans déclencher le PGHM.

On applaudit la performance.

 

Puis arrivent les névés.

DES NÉVÉS : en Mai ! « comaco++ »

Parce que pourquoi finir vivants quand on peut ajouter un mini épisode de survie arctique ?

(La Marche de l’Empereur).

Juste quand ton cerveau croit apercevoir la délivrance…

NON.

La montagne propose un “petit bonus” :+200 mètres pour atteindre la table d’orientation.

Un bonus, comme si on était dans Mario Kart !!

 

Arrivée au sommet : silence général.Vue irréelle sur la Grande Autane, le Champsaur, Ancelle, le Pic de Piolit…Pique-nique au sommet aux airs de victoire himalayenne : tu savoures…

 

Derrière nous,  la station-village de Saint-Léger-les-Mélèzes, magnifique avec ses pistes taillées dans les mélèzes. Très joli.

TRÈS TROMPEUR.

Car qui dit station de ski dit :PISTES NOIRES ++PISTES ROUGES +++

…que ces psychopathes nous ont fait redescendre À PIED.

Les quadriceps ont officiellement porté plainte auprès de la Fédération Française de Randonnée.

Les photos existent.Oui…Ils ont vraiment osé.

 

Retour au gîte : personne ne manque à l’appel.C’est déjà une victoire logistique majeure.

Et là… changement d’ambiance.

Le gîte se transforme en restaurant étoilé clandestin.

Hervé prend les commandes :poulets rôtis, petits légumes, cuisson parfaite, ambiance Top Chef version montagne.

Puis arrivent deux tartes aux pommes monumentales accompagnées de glace artisanale.

Saveurs :

·        vanille,

·        mandarine,

·        pain d’épice (expérience mystique),

·        citron-ciboulette (oui, et contre toute attente : incroyable).

À ce stade, nous ne sommes plus des randonneurs.Nous sommes des influenceurs gastronomiques en sueur.

Et pendant que Daniel — notre Maître Suprême du Mojito — célèbre ses “6… printemps” dans une discrétion très relative…

Jean-Luc entre en scène.

Alors là, Le monsieur ne prépare pas des Spritz.Il compose des symphonies liquides.

Dosage parfait.Glaçons calibrés au micron.Bulles maîtrisées.Orange positionnée avec la précision d’un architecte italien.

On est passés du refuge de montagne au rooftop VIP de Milan en moins de trois gorgées.

 

Petite parenthèse : les filles sont parties faire du shopping.

Sylvie et Cécile ont craqué EXACTEMENT sur le même petit haut.

 

Au final, ces trois jours ensemble auront été :

·        sportivement traumatisants,

·        gastronomiquement dangereux,

·        cocktailiennement exceptionnels (oui ce mot existe désormais),

·        humainement magnifiques.

Des fous rires, des paysages irréels, des descentes sataniques, des mojitos légendaires, des Spritz d’anthologie, des tartes nucléaires, des rencontres sincères et une équipe en or.

Un séjour inoubliable.

Le genre d’aventure où :

·        tu souffres,

·        tu râles,

·        tu menaces de ne plus jamais remettre des chaussures de randonnée,

·        …et où, dès le retour, tu regardes déjà les photos avec émotion en disant :

« Franchement… c’était incroyable. »

 

Merci à tous.

Ciao !

 

 
 
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