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Rando du 4 Avril 2026: Le tour du Mt Auvare (1457M) – départ de la Croix sur Roudoule (852M) (495m D+ ; 8,5 km)

  • 8 avr.
  • 3 min de lecture

Le billet de Jocelyne: Tout commence magnifiquement bien… trop bien même. Soleil au rendez-vous, température idéale, moral au sommet (contrairement à nous, mais ça ne saurait tarder). Sur la fiche : “randonnée classique, montée qui demande un p’tit effort”. Traduction mensongère : “prépare tes mollets, ça va piquer sa mère”..Déjà, première mission : trouver La Croix-sur-Roudoule.“Mais c’est où ce truc ?!” Même Waze a bégayé, recalculé, hésité, pris un Tranxène et finalement lâché l’affaire. Et là… entrée dans les mythiques gorges de la Roudoule. Depuis Puget-Théniers, 8 km de lacets… mais pas les petits lacets mignons. Non. Les lacets version “si tu croises quelqu’un, c’est marche arrière sur 500 m avec prière incluse, Ave Maria en option. Mais bon, chauffeurs d’élite. Ceux qui braquent dans un mouchoir de poche, respirent calmement dans le vide et te disent “t’inquiète ça passe”… Enfin, le Graal : le village.

La balade débute tranquillement sur la petite place, près de la chapelle du Rosaire et son lavoir. Là, tout est paisible, charmant, bucolique… le genre d’endroit où tu te dis :“Franchement, ça va être une promenade digestive.” Mais bien sûr !!! Le calme avant la tempête musculaire. Parce que quelque part, derrière ce décor de carte postale, le Mont Auvare nous observe… et il a clairement décidé qu’on allait mériter chaque mètre de ses 1457 m.Nous entamons le mythique GR510. Au début, tout va bien : le sentier monte tranquillement par de larges lacets. On discute, on rigole.Peu après, nous atteignons la forêt domaniale : une superbe forêt de Pins Noirs d’Autriche.Et là : “Whaouuu…” 🌲Silence, odeur de pin, ambiance grand Nord… on se prend pour des explorateurs. Bon, des explorateurs qui soufflent un peu, mais des explorateurs quand même.Sauf que…Le GR commence à se rétrécir…Encore…Encore…Jusqu’à version peau de chagrin. D’un coup plus d’arbres, la montagne en mode minimaliste : bonjour les graminées, les buissons, les cailloux… et toi… Et là, BIM. Te voilà à flanc de montagne, version vertigineuse, le long de la crête du Cloutas. Alors oui, c’est vertigineux… mais pas que le vide ! Parce que sous tes yeux :les montagnes de pélite rouge du Daluis et du Cians, avec leurs sommets enneigés… un décor de cinéma XXL .Tu restes bouche bée… ce qui est pratique, parce que de toute façon tu n’as plus de souffle, tu respires comme un phoque asthmatique (Si, si... m’enfin !). Nous atteignons enfin le Col du Petit Mont (1267 m). Même Visorando ne connaît pas. C’est dire si on est des pionniers.


Objectif suivant : le Mont Auvare (1457 m) . Sauf que… comment dire, on a cherché le sentier. Longtemps. Très longtemps. On a trouvé des départs… oui - mais des départs à faire pâlir des chèvres sous caféine. Conclusion :JOKER. On n’est pas venus pour finir en reportage animalier. Nous poursuivons donc jusqu’au Col du Mont (1283 m). Et là… début des hostilités sérieuses. Pour amorcer la descente vers Auvare, il faut affronter le redoutable Ravin de Favière. Un canyon gris : impressionnant, hostile.Le genre d’endroit où tu comprends très vite que faire demi-tour… n’est plus une option. Définition du mot “ravin” :entaille profonde +++ du sol, creusée par un torrent, encaissée… et accessoirement conçue pour tester ta dignité. La descente devient… comment dire…infernale.Tu te retrouves équilibriste sur un sol friable version millefeuille : tu glisses, tu patines, tu improvises ta réception ! … tu es littéralement collé comme une moule à ton rocher. Bienvenue dans :👉 la randonnée sportive👉 l’acrobatie👉 et un soupçon de survie“ On ne nous dit pas tout…”Mais… MIRACLE.On atteint enfin Auvare : debout, entiers. À peu près.

Petite visite du village, histoire de faire croire qu’on maîtrise la situation. Puis direction le spot pique-nique : Un petit sentier ancestral qui monte (évidemment), franchit un ressaut (évidemment), et débouche sur…✨ un petit plateau herbeux ✨avec coccinelles, papillons…  Dolce Vita. Mais… il faut penser au retour. Et là, nouveau défi :un sentier en surplomb qui longe la route vers le hameau d’Auvare. Largeur du passage :👉 taille 34/40 : ça passe👉 au-delà : négociation intense avec les buissons (et ton amour-propre). Finalement, la délivrance : la piste DFCI. Large, stable, civilisée.On pourrait presque pleurer. Sauf que…le soleil tape (+25°C). On n’ose pas se plaindre… mais clairement : on n’est pas des chameaux. Encore un petit sentier tranquille jusqu’au village de La Croix-sur-Roudoule. PS : L’arme secrète de Christian :👉 le génépi.Alors attention…ce n’est pas une boisson, c’est un effaceur de souvenirs sélectif.👉 Tu avais peur dans le ravin ? Disparu.👉 Tu étais collé comme une moule à ton rocher ? Effacé.👉 Tu as fait une descente en mode pingouin incontrôlé ? Jamais arrivé. Et là, tout le monde est d’accord :👉 cette randonnée était magnifique, pas si dure finalement et on reviendra… (mensonge collectif validé après le 2e verre). Le bouquet final : le pot de l’amitié à Puget-Théniers ; parce qu’après une telle aventure…l’hydratation devient une priorité stratégique. Merci à tous les participants.A bientôt pour de nouvelles Aventures. Ciao ! 

 
 
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