Rando du 28 mars 2026: La Cascade de Clars via l'Ubac de Brainée et la Montagne des Louquiers (540m D+; 12km)
- 8 avr.
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Le billet de Jocelyne:
Historique :Le territoire d’Escragnolles est habité depuis l’époque préhistorique. En témoignent les nombreux abris sous roches, grottes et autres camps Celto-ligures qui parsèment le terrain, sans oublier les dolmens. Au milieu du Moyen–Age, le lieu est déclaré inhabité, c’est-à-dire sans communauté constituée, juste quelques peuplements épars, par suite des épidémies de pestes successives, des ravages causés par les bandes armées, entre autres les troupes de Raymond de Turenne, le « fléau de Provence ».
A la fin du 16ème siècle, le seigneur Henri de Grasse, avec sa fille Françoise qui possédait des terres à Escragnolles, manquant de bras pour les faire fructifier, passe contrat avec la communauté de Mons afin de faire venir des gens qui créeront les hameaux et remettront la terre en état. Un acte d’habitation fut signé en 1562 et des familles vinrent s’installer. Actuellement, les noms des descendants de quatre d’entre elles sont toujours sur la commune, les Chiris, Mireur, Sardou, Carlavan. Au cours des siècles, une économie agro-pastorale permit aux habitants de subsister, difficilement car la terre était pauvre et le climat rude. La population, au cours du 20ème siècle diminua progressivement, mais depuis une vingtaine d’année la courbe s’est inversée grâce à la venue de « rurbains » de plus en plus nombreux -622 Hab. en 2022) La commune très étendue, est constituée de 12 hameaux !La grande histoire est entrée à Escragnolles avec le général François Mireur. Né au village en 1792, son père en était le 1er consul. Il a été médecin avant de devenir militaire, général de l’empereur. Il a été le premier interprète du Chant de Guerre pour l’Armée du Rhin avec des paroles de Rouget de Lisle, qui deviendra la Marseillaise en 1795. Il meurt à la campagne d’Egypte en 1798, il a 28 ans. Napoléon, en mars 1815, montant sur Paris, s’est arrêté au cœur d’Escragnolles pour saluer la mère de son compagnon d’arme dont la maison est la première de la place du village qui porte à présent le nom de son fils.
Randonnée :Départ du charmant village d’Escragnolles, un de ces endroits où même le GPS hésite…Clairement les habitants n’avaient pas besoin de salle de sport, la Montagne faisait le boulot. Cap sur la Montagne des Louquiers (1138M). Sur le papier randonnée bucolique entre champs et forêts ; dans la vraie vie : une initiation officielle au concept de « pierrier », stage commando spécial « chevilles fragiles ». Ce n’est pas un chemin ! c’est un concept. Un truc inventé pour tester ta dignité.Tu poses le pied ? Ça bouge, ça glisse. Tu poses l’autre ? Ça bouge aussi ! Même les chèvres passent à côté de toi en te regardant avec pitié : « Il est sérieux lui ?! Tu as pris une mauvaise décision de vie là... »Et quand la végétation s’invite, on change de niveau : c’est Koh-Lanta version jungle hostile. Tu te bats avec les branches, tu négocies avec les ronces et des buissons clairement pas d’accord ! Tu ne marches plus, tu SURVIS (j’ai vu tous les RAMBO !). Soudain, comme une récompense divine : le Pont du Ray (751M). Magnifique pont Romain de 2000 ans qui enjambe le ruisseau du Ray. Là, tu t’arrêtes, tu admires… et tu de dis : « les Romains eux savaient construire solide » l. Toi, après 2 kms. T’es déjà en pièces détachées, 3 craquements de genoux… (Si, si…), ils ne connaissaient pas les pierriers…ou alors ils les avaient vaincus : respect éternel aux Romains.Sur le chemin, petite ambiance préhistorique avec le Dolmen de la Brainée (853M) et le Dolmen de la Colle 970M). La montée reprend. Et là…c’est lonnnnnnng. Une pente de + de 2 kms, des pierres +++, un cardio qui part en RTT. Tes genoux déposent un recours, tes chevilles demandent une rupture conventionnelle, et toi tu inventes un nouveau sport : la montée en marche arrière involontaire. Bon tu continues… t’es venu pour ça (en théorie). Et puis…le sommet, ton GRAAL, ton spot pique-nique. Vue à tomber : la Grande Bleue, St Cézaire sur Siagne, le Massif de l’Estérel, le Cap d’Antibes, les Iles de Lérins…Là, même ton sandwich devient étoilé Michelin, tu pardonnes tout.. !
Mais attention, final grandiose : la Cascade de Clars (934M) 40 mètres de chute, une magnifique vasque naturelle…digne d’une pub pour eau minérale.Avant d’y arriver ? Un guet, OUI ! Traversée d’un torrent : tu réfléchis, tu calcules…et tu finis trempé.Mais une fois devant la cascade…Enfin…après un p’tit bonus pour y accéder : + 30 M de déniv. aller/retour – CADEAU ! Silence. Beauté totale, tu oublies tout : les cailloux, la pente, tes chutes…Moment sacré : le pot de l’amitié, celui qui réconcilie tout le monde, les douleurs disparaissent (Oh miracle), et là tu entends : « franchement facile cette rando !! Conclusion :Aventure complètement déjantée, entre combat contre les cailloux, négociation avec la végétation et récompense XXL à l’arrivée. Tu pars randonneur… tu reviens légèrement humide. Un grand merci à tous les participants, à bientôt pour de nouvelles Aventures.Ciao !















